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Étiquette de confiture à vendre : les mentions obligatoires
Mis à jour le 7 octobre 2026 · par Joshua Delamare, diététicien-nutritionniste
Le mot « confiture » est une dénomination protégée : il a ses propres règles, en plus de celles de toute étiquette alimentaire. Et elles ont changé le 14 juin 2026 : il faut désormais plus de fruits pour avoir le droit de l'utiliser.
1. Avez-vous le droit d'écrire « confiture » ?
Depuis le 14 juin 2026 (directive européenne 2024/1438), une confiture doit être fabriquée avec au moins 450 g de fruits pour 1 kg de produit fini, et une confiture extra avec au moins 500 g. Quelques fruits ont des seuils plus bas, par exemple 350 g pour une confiture de cassis, de groseilles ou de coings.
Une confiture doit aussi, en règle générale, contenir au moins 60 % de matière sèche soluble, c'est-à-dire essentiellement de sucres (ceux du fruit compris). Pour une recette nettement moins sucrée, le mot « confiture » n'est possible que dans des conditions précises : renseignez-vous auprès de la DDPP de votre département, ou choisissez un autre nom comme « préparation de fruits ».
Les pots déjà étiquetés avant le 14 juin 2026 selon les anciennes règles peuvent être vendus jusqu'à épuisement.
2. La mention propre aux confitures : « préparé avec … g de fruits pour 100 g »
C'est la mention que beaucoup oublient. Elle indique la quantité de fruits utilisée pour 100 g de confiture finie, et doit figurer dans le même champ visuel que le nom du produit, en caractères bien visibles.
Le calcul est simple, à condition de peser la confiture après cuisson (l'eau s'évapore, le pot pèse moins que les ingrédients) :
Exemple. Vous mettez 1 000 g de fraises et 700 g de sucre dans la bassine. Après cuisson, il reste 1 500 g de confiture.
Fruits pour 100 g de confiture : 1 000 ÷ 1 500 × 100 = 66,7, soit 66 g (arrondissez à l'unité inférieure, pour ne jamais surestimer).
Sur l'étiquette : « Confiture de fraises. Préparée avec 66 g de fruits pour 100 g. » Et c'est bien une confiture : 666 g de fruits par kilo, au-dessus des 450 g exigés.
Depuis juin 2026, la mention « teneur totale en sucres » n'est plus exigée en tant que telle : les sucres figurent dans la déclaration nutritionnelle quand celle-ci est obligatoire.
3. Le reste de l'étiquette
Un pot de confiture est un produit préemballé : il suit la liste habituelle (le détail est dans notre guide sur les mentions obligatoires).
- Le nom : « Confiture de fraises », « Confiture extra d'abricots »…
- Les ingrédients, du plus lourd au plus léger : fruits, sucre, jus de citron, gélifiant (pectine)… Les fruits sont nommés.
- Les allergènes en gras, s'il y en a : fruits à coque dans une confiture aux noix, sulfites au-delà de 10 mg/kg.
- Le poids net du pot.
- La date : « À consommer de préférence avant le… » (DDM), en général 12 à 24 mois pour une confiture bien stérilisée ; c'est à vous de la fixer selon votre procédé.
- La conservation : « À conserver au frais après ouverture ».
- Vos nom et adresse, et un numéro de lot (le jour de fabrication, par exemple).
- Le tableau nutritionnel, sauf si vous êtes dispensé : c'est souvent le cas de l'artisan qui vend ses petites quantités lui-même au consommateur ou à des commerces locaux, mais faites-le confirmer par la DDPP.
Tout cela en français, avec une hauteur de lettre d'au moins 1,2 mm (0,9 mm si la plus grande face du pot fait moins de 80 cm²).
Exemple d'étiquette complète
Confiture de fraises
Préparée avec 66 g de fruits pour 100 g
Ingrédients : fraises, sucre, jus de citron.
Poids net : 250 g · À consommer de préférence avant le : 07/10/2027 · À conserver au frais après ouverture.
Lot : L261007 · Les Confitures de Léa, 3 chemin des Vignes, 13100 Aix-en-Provence
Sources
- Directive 2001/113/CE relative aux confitures, gelées et marmelades de fruits, modifiée par la directive (UE) 2024/1438 (dite « petit-déjeuner »), applicable depuis le 14 juin 2026.
- Règlement (UE) n° 1169/2011 concernant l'information des consommateurs sur les denrées alimentaires.
Ce guide résume les règles générales pour vous aider à préparer vos étiquettes. Il ne remplace pas un avis juridique. En cas de doute sur une dénomination ou une dispense, la DDPP de votre département répond aux professionnels.
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